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    Le jour du cirque!

    Après m'être habillée et avoir donné à Mouette son petit déjeuner, je suis partie, très excitée à l'idée de ce que j'allais voir et entendre pour ma toute première visite d'un cirque. Et c'était magnifique! Il y avait des tentes colorées remplies de toutes sortes d'animaux et d'artistes. Il avait plu la nuit précédente et le sol était un peu boueux mais je m'en fichais, j'avais pris une canne. Puisqu'il était encore un peu tôt, je décidais d'acheter un paquet de cacahuètes et d'aller donner à manger aux éléphants. Avec un peu de recul, je me dis que ce n'était peut-être pas une aussi bonne idée que ça.

    Ce qui s'est passé, c'est que je me tenais un peu trop près de l'un d'eux et il a pu m'arracher des mains le paquet entier de cacahuètes. Ca ne m'aurait pas vraiment posé de problème si en même temps qu'il le dérobait, il n'avait pas aussi attrapé et complètement arraché ma jupe. Heureusement, je portais un petit jupon plissé en dessous, qui m'a valu quelques regards (mais c'est quelque chose dont je commence à avoir l'habitude). J'ai laissé échapper un petit cri, ce qui a effrayé l'éléphant. Il s'est mis à courir en direction de la tente principale où le spectacle était justement sur le point de commencer.

    Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais je me suis mise à lui courrir après, pensant que je pourrais l'arrêter. Les gens ont fui de tout côté, et s'en est suivi le chaos. Alors ce n'est pas seulement l'éléphant qui s'est mis à me poursuivre, mais aussi le Monsieur Loyal, au moins trois clowns, un couple de jongleurs ainsi que plusieurs autres. Et tout est arrivé si vite, que je n'ai pas de suite réalisé que nous avions tous fini par atterrir en plein milieu de la piste. Et bien-sûr,avec la chance que j'ai, Mortimer était assis au premier rang. Il m'a jeté un regard et s'est enfui, comme d'habitude. Le public a dû penser que cela faisait parti du spectacle et a commencé à applaudir. Je les ai salué et suis partie.

    Affectueusement, Evangeline.

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    Les courses de Noël sont épuisantes ! Après dinner je décidais donc d'aller au lit et de lire un peu; histoire de me changer les idées et d'essayer d'arrêter de me demander ce que Mortimer pouvait bien avoir prévu de m'offrir.

    Une fois endormie, je fis un drole de rêve. J'étais allongée dans mon lit quand, tout à coup, le fantôme de ma mère apparu. Elle voulait me dire quelque chose mais n'arrivait pas à parler. Je voyais ses lèvres remuer mais aucun son n'en sortait. Elle m'attrapa donc par la main, me tira du lit, et nous nous envolâmes par la fenêtre.

    Alors que nous volions en cercles au-dessus d'Ipswich, nous avons soudainement tourné et nous sommes dirigés vers le manoir. Je le voyais se profiler au loin, entièrement éclairé. C'était la première fois que je le voyais ainsi ! Et tandis que nous nous en approchions, nous avons commencé à prendre de la vitesse. Mais ma mère ne semblait pas très douée pour le vol... nous fonçâmes droit dans une fenêtre et atterrîmes en plein milieu d'un groupe de personnes. Curieusement, aucun d'eux ne nous remarqua. Tout le monde étaient somptueusement habillés et avaient l'air de s'amuser. Une fête de Noël!

    Il y avait un grand et bel arbre de Noël ainsi qu'une longue table recouverte de nourriture et éclairée par ce qui semblait être une centaine de bougies. Ca ne pouvait pas être le manoir Barkley?! Nous venions de le quitter et comme d'habitude, il n'y avait personne au manoir à part Mouette, Bella et moi. Au début, je ne reconnus personne. A l'écart du groupe, je remarquais toutefois une petite fille assise seule dans un coin. Elle me semblait vaguement familière. Une jolie petite fille au teint pâle, aux longs cheveux bruns et vétue d'une belle robe en velours noir entièrement garnie de dentelle noire. Elle avait l'air assez triste. Soudain une petite grosse femme arriva et attrapa la petite fille par la main pour l'ammener hors de la pièce. Et là, ça m'a frappé (comme un cercueil rempli de plomb!); Cette femme, c'était Beda, la femme qui s'occupait de moi quand j'étais petite!

    Elle était exactement comme dans mon souvenir, ou peut-être légèrement plus jeune. Est-ce que cette petite fille, c'était moi? ma mère avait-elle réèllement pu me rammener dans mon enfance? Avais toujours vécu au manoir Barkley? Etions-nous riches? ai je toujours porté du noir? Je m'empressais de suivre Beda et la petite fille hors de la pièce mais elles avaient disparu.

    De retour dans la salle de bal, je remarquais alors une autre petite fille en train de parler à un jeune garçon. La petite fille était ravissante, avec de longs cheveux blonds. Le garçon portait un costume gris et un grand haut-de-forme. Etrange pour un enfant, mais ce petit garcon me disait aussi quelque chose.A ce moment là, Mr mort passa et ammena le garcon. Quoi? Mr Mort?! Est-ce que ce petit garcon était Mortimer? Etait-il toujours habillé de cette façon? Mr Mort avait-il toujours été vieux? Tout était encore plus confus dans ma tête maintenant... Mortimer et moi étions-nous des amis d'enfance? Qui était cette petite fille blonde? Est-ce que j'avais une soeur? Les deux petites filles se ressemblaient, mais alors que lui etait-il arrivé?

    Tout à coup,la pièce se mit à tourner, tout se dissipa et je me retrouvais toute seule dehors, debout dans la neige et le manoir était sombre à nouveau. Tout ça n'avait-il été qu'un rêve ou bien ma mère avait-elle réèllement essayé de me dire quelque chose?

    Tout ce que je sais, c'est que je devrais arrêter de lire "A Christmas Carol" (*)... Et je ferais mieux d'éviter de manger une dinde entière juste avant d'aller me coucher. Joyeux Noël !

     

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    *("A Christmas Carol" est le célèbre conte de Charles Dickens qui raconte l'histoire d'Ebenezer Scrooge, un vieil homme bougon et avare qui a consacré sa vie à accumuler des richesses. La veille de Noël, trois fantômes viennent lui rendre visite. L'un représente le Noël présent, un autre le passé et le troisième incarne le Noël futur. Tous trois vont lui faire comprendre l'importance de la rédemption...).

     

     

     


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    Mon anniversaire approche à grands pas et je n'ai pas le début du début d'une information sur mes parents ou sur ma famille. Mais j'ai decidé, cette année, d'arrêter de me focaliser sur ça et de profiter de mon anniversaire.

    C'est dans quelques jours, je pense donc qu'il est grand temps de s'attaquer au ménage de printemps du grenier et de passer en revue chaque armoire attentivement pour séparer ce que je veux donner de ce que j'ai l'intention de garder. Je ne sais pas vraiment pourquoi je me donne cette peine...puisque je vais faire d'autres vêtements et reremplir les armoires.

    A midi, après ce travail éreintant, je décidais de m'accorder une pause et de manger un morceau.Mais alors que je finissais le nettoyage d'une armoire, je réalisais que son fond était constitué d'un panneau amovible. Curieuse, j'écartais un peu le panneau et passais la main à l'intèrieur, je sentis quelque chose....

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    ( à suivre...)

     

     


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    Pour la suite de cet extrait du journal d'Evangeline, la Wilde Imagination Inc. a demandé aux amoureux d'Evangeline, leurs participations... Par la biais d'un concours, elle leurs a donc proposé d'imaginer la suite de cette petite histoire... les meilleures ont été publiées sur leur site.

     

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    Je vous propose la traduction des différentes suites retenues... suivez ce lien:

    Concours "Cher Journal" 

      

     

     

     

     

     


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    Avez-vous déjà eu une de ces journées où rien ne semble aller? Eh bien, moi oui... Et ce, dès mon réveil. Ce jour-là, je me levais pour m'apercevoir que la tenue que je m'étais sortie et préparée, avait une belle tache juste sur le devant. (Je soupçonne Mouette et Bella d'avoir attendu que j'aille me coucher pour pouvoir jouer à cache-cache avec mais je ne peux rien prouver). Je me dépêchais de chercher autre chose à me mettre et me trouvais une nouvelle tenue, seul hic: elle n'était pas vraiment adaptée à une journée de travail...tant pis, je n'avais pas le temps de chercher autre chose.

    Sur le trajet menant à la morgue, en traversant la rue, je marchais dans une énorme flaque et me retrouvais trempée jusqu'aux genoux. Quand j'arrivais finalement au travail, mes chaussures (et tout le reste) étaient imbibées d'eau; Je découvris alors que Mr Mort ne se sentant pas bien, était resté chez lui, au lit, me laissant toute seule. Mes jupons tout mouillés, et Mr Mort absent, je me suis dit que je pouvais bien me permettre de les ôter et de passer la journée sans.

    Je m'occupais toute la matinée... Et quand l'heure du déjeuner arriva (je la guettais avec impatience), je me mis à fouiller mon sac, à la recherche du repas que je m'étais préparé le matin même. C'est pile à ce moment là que j'ai réalisé que je l'avais oublié dans le grenier.Tout ce que je pus trouver dans le magasin, ce furent quelques crackers tout desséchés. Cette journée pouvait-elle réèllement encore empirer?

    La réponse s'avèrerait bientôt positive...

    Etant donné que nous étions en pleine saison creuse à la morgue, j'ai pensé que cela pourrait être une bonne idée de se lancer dans un petit ménage printanier. Je me suis mise à frotter les planchers, à épousseter les cercueils de démonstration et à nettoyer tous les coins et recoins possibles. Une fois ce travail terminé, je décidais de me concentrer sur les exterieurs.

    Je remarquais que le toit était recouvert de feuilles collées  par la pluie; Je décidais donc d'y monter et de les y enlever. J'ai alors remonté ma jupe en mousseline de soie, l'ai coincé dans ma ceinture, ai placé un balai entre mes dents et ai commencé à grimper le treillis sur le coté du batiment. Une fois sur le toit, j'ai balayé les feuilles. Mais je ne me suis pas aperçue que les tuiles étaient glissantes, j'ai perdu l'équilibre et ai commencé à dégringoler du toit. La seule chose que j'ai pu faire, c'est m'agripper à la branche d'un arbre qui, par chance, dépassée un peu.

    Inutile de dire que le sol me semblait bien loin, je décidais donc de grimper dans l'arbre pour ensuite pouvoir en redescendre par la rue. Le seul probleme c'est que la rue était bondée de monde à cette heure. Ne voulant pas me donner en spectacle, je décidais d'attendre qu'il fasse sombre. Après être restée là un moment, l'ennui me gagnant, je m'endormie... bien-sûr, il plut.

    Quand le soleil matinal me reveilla, j'étais mouillée et ma robe avait tellement rétrécie, qu'on pouvait presque voir à travers. J'aurais vraiment dû garder mes jupons. Je baissais les yeux et me rendis compte qu'une foule s'était rassemblée au pied de l'arbre et avait les yeux braqués sur moi. Apparemment la robe que je portais était beaucoup plus fine que ce que je pensais et entre les rayons du soleil et la mousseline ratatinée, je donnais presque l'impression de ne rien porter. Et pour couronner le tout, en scrutant la foule, je m'aperçue que Mortimer se tenait là, en plein milieu, et qu'il me regardait d'un air légèrement horrifié.

    Qu'est ce qu'une fille doit faire dans ces cas là? Je me suis assise et j'ai attendu que quelqu'un m'apporte une échelle.

    Affectueusement, Evangeline.

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